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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 14:40

 

Gennevilliers: une expérience-laboratoire en ZEP

 

Voici encore deux petites vidéos pour présenter l'école publique de Gennevilliers, où, en ZEP, Céline Alvarez a lancé cette classe et ce projet.

En revenant ainsi aux racines de Montessori: s'adresser aux enfants les plus défavorisés.

Vous pouvez aussi visiter ensuite le blog de l'école, avec kes comptes-rendus des équipes d'évaluation de cette expérience-pilote.
Deux ans d'avance en moyenne , en lecture et conscience phonologique des enfants de moyenne section, et j'en passe.

Des enfants qui sont envahis par les problèmes sociaux les plus divers, les pbruits des médias et un environnement déshumanisé.

 

Regardez et voyez: c'est en France. C'est à Gennevilliers.

 

 

 

Ainsi que sur le blog de l'école: je vous laisse surfer et découvrir les vidéos.

Et j'espère après cela que l'on va un peu cesser de me demander à quel âge on apprend à lire "à Montessori"!

Merci à Céline Alvarez d'être partie, embarquée dans cette magnifique expérience.

 

link

 

Bonne journée à tous,

 

erminig

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 22:03

 

 

Pédagogie Montessori:

Quelques inconnues, icônes du Who's Who Montessorien 

 

 

Désolée pour les lecteurs qui ne comprennent pas l'italien: vous savez bien que nous bousculons nos amis de temps à autre, en insérant régulièrement des documents en langues étrangères.

 "Maria Montessori? C'est qui?"

Si citer la doctoresse italienne suscite parfois un froncement de sourcils perplexe et interrogateur dans un radio trottoir, alors, les quelques personnalités présentées aujourd'hui seront sans doute de parfaites inconnues.

 

Pourtant, comme Sofia Cavalletti qui se consacra à l'enseignement religieux du petit enfant, d'autres ont fait oeuvre d'enseignement tout au long de leur vie, s'interrogeant sur l'enfant, l'éducation , l'enseignement.

Grazia Honegger-Fresco: a écrit de nombreux articles dans la Vita dell'infanzia, dont vous pouvez vous procurer quelque straductions auprès du CRELAM, 14 rue des Arts à Rennes. 

 

L'une des dernières élèves proches de Maria Montessori, elle a beaucoup travaillé sur la relation Parents-enseignants, l'éducation de la petite enfance, à la maison.

Ce lien, ce tout entre l'école et la maison, cette collaboration pour aider lenfant a devenir un homme, reste comme une respiration naturelle dans sa vision quotidienne de l'école

Ce regard est à des années lumière parfois de l'appréhension française de l'éducation institutionnelle, où le parent est écarté, l'école statufiée dans sa toute puissance et où le projet d'éducation citoyenne ne rejoint pas toujours, loin sans faut, l'éducation humaine.

A découvrir, à lire (ses ouvrages en italien sont faciles à trouver):

Una Casa A Misura del Bambino 2011

Abbiamo un bambino 2004

Essere genitori. Come preparsi ad accogliere un bambino educarlo con amore e intelligenza  2003

et bien d'autres. Mais pas trop!

 

 

 

 

Renilde Montessori (1929-2012)

 

Les vidéos mises en ligne ici ne sont pas toujours d'une très grande qualité sonore, mais c'est pour vous donner envie, vous faire découvrir, vous donner envie de connaître.

Interrogée en 2007, Renilde, petite-fille de Maria Montessori, déclarait que si le nom de Maria Montessori disparaissait, cela ne lui posait aucun problème, si la pédagogie Montessori devenait la norme scolaire, parce qu'elle est fondée sur le développement de l'homme.

Montessori n'est "qu'un regard" observant un fait en soi, la croissance humaine, et , en s'apuyant sur ls étapes de ce développement, répondre aux besoins d'éducation du petit d'homme. Une anthropologie éducative, ou bien... une éducation anthropologique.

 

Éducateurs sans frontière DDB

 

Un beau projet éducatif, une sorte de Médecins sans frontières appliqué à l'enseignement. QUelques photos pour Nestor,Apollinaire et nos autres amis, pour tous ceux qui se lancent dans des projets de fondation d'écoles dans des secteurs en déserrance éducative et humaine:

 link

 

 

 

 

Silvana Quattrocchi Montanaro: un bel hommage de ses élèves

 

Médecin, pédiatre, Silvana Quattrocchi Montanaro s'est consacrée à l'enfant , plus particulièrement de la conception à 3 ans.

Understanding Human Being; the importance of the three first years of life  1992

 

Elle a lancé des formations en Italie et aux Etats-Unis.

Une femme d'une grande délicatesse, et un oasis de paix dans son regard sur la maternité et le tout-petit.

La violence anti-anthropologique des débats législatifs de ces dernières semaines est en dehors de cet univers, où l'accueil respectueux de l'enfant à la naissance par le couple des parents est celui du petit homme, déjà déclaré "embryon spirituel" avant l'intrusion échographique contemporaine.

Ce petit montage commenté est un bel hommage, hommage au travail et au regard de Silvana. On la retrouve entourée d'autres grandes figures, comme celles de Giana Gobbi et de Sofia Cavalletti.


 

 

joyeuse exploration, et à bientôt,

 

erminig

 

 

 

 

 

 

 




 


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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 09:10

 

"Wo ich bin ist Freiheit" Maria Montessori

A la suite du documentaire précédent, voici un documentaire en allemand , réalisé à l'occasion du soixantième anniversiare de sa mort, en mai 2012.

 

Pour Françoise, Odile, Marie, Hélène et toutes les autres qui ont la chance de comprendre et de parler l'allemand; c'est toujours le même problème : il y a peu de documents et de publications en langue française, et, pour approfondir Montessori, maîtriser l'italien, l'anglais et l'allemand est bien souvent nécessaire.

 

documentaire amenant un réflexion sur l'aménagement de l'environnement, avec un regard plus précis sur les 0-3 ans.


 

 

 

 

 

 

 

 


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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:01

Maria Montessori:

une biographie télévisée à l'occasion des 150 ans de la réunification italienne

 

Oui, c'est en italien, mais les images documentaires sont suffisament intéressantes pour dépasser l'obstacle de la langue! C'est si itressant de voir des films et non une succession de portraits anciens figés dans des poses d'époque. 

 

il y avait la vie romancée, en deux épisodes (Maria Montessori, una vita per i bambini).

Il y a cette émission de la RAI3, tournée en 2010, et présentant les grands figures féminines italiennes.

Maria Montessori apparaît comme la plus connue à ce jour.

Nous vous laissons découvrir ce document, et nous faire part de vos impressions.

Bonne journée et à bientôt,

erminig

 


 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:49

 

La Fondation pour l'École: une aide réaliste aux établissements naissants

 

Juste les liens pour les personnes qui cherchent à fonder ou ouvrir un établissement.

 

Nous ne passerons pas tout l'article à décrire l'oeuvre de la Fondation pour l'école, le site et l'association restant celui de créer son école: les sites existent; nous vous laissons les liens

 

créer son école:  link

la fondation pour l'école: link 

 

En revanche, je laisse cet interview qui présente beaucoup d'intérêt, tant pour les parents, pour les enseignants, que pour les jeunes adultes.

 

Il est complet: les problèmes de l'individualisation des parcours pédagogiques, le soutien effectif à un projet de création d'école, mais surtout la souplesse dans l'éducation des enfants, sont une réflexion et une démarche auquelle nous sommes particulièrement sensibles.


L'élaboration d'une démarche qualité est intéressante.

A prendre le temps d'écouter jusqu'au bout.

 


C'est une logique sur la structure, un désir d'aider à la réalisation d'un projet.

Un grand merci à Anne Coffinier d'avoir eu le courage de se lancer dans cette grande aventure, mettant ainsi le doigt sur l'un des fondamentaux de toute société: l'enfant d'aujourd'hui sera l'homme de demain.

 

Bonne lecture et à bientôt,

 

erminig 

 

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 09:31

 

bon-berger

STAGE DE FORMATION À LA CATÉCHÈSE MONTESSORI

DU 9 au 14 JUILLET PROCHAINS

ORGANISÉ PAR L'ADCL

ASSOCIATION POUR LA DIFFUSION DE LA CATÉCHÈSE LITURGIQUE

 

TROISIÈME SESSION D'ÉTÉ (les précédentes avaient eu lieu en 2009 et 2010 à Rennes), elles s'adressent à toute personne motivée et intéressée par les applications catéchétiques des idées de Maria Montessori, pour l'ouverture d'un atrium. Cette formation s'inscrit dans le sillage de la pastorale du Bon Berger, développée par Sofia Cavalletti.

 

Sujet de l'année 2012:

 

Les sacrements d'initiation: cette session se placent dans le prolongement des précédentes, mais peut néanmoins accueillir des personnes débutantes.

 

fil rouge de la formation: "dix conférences sur l'éducation religieuse selon Moaria Montessori"; des idées à leurs applications et développement.

 

Quelques lignes de la semaine:

- deux jours de travail et de formation sur les fondamentaux pédagogiques indispensables, à connaître, posséder et vivre , préalables nécessaires à toute ouverture d'un atrium. 

L'expérience démontre que l'absence de formation pédagogique Montessori spécifique voue à l'échec et à l'absence de pérennité les ateliers liturgiques.

- formation théorique le matin, fabrication de matériel pédagogique l'après-midi: pour donner les moyens aux stagiaires de mettre en oeuvre ce qui a été découvert dans les session.

Les progresssions présentées peuvent être mises en oeuvre hors école Montessori, en paroisse, par exemple, avec des temps forts comme les fêtes liturgiques de l'année, la préparation à la première communion, la confirmation.

- des conférences pour ouvrir le sujet: cette année, Dom Jacuques Guilmard, moinde Solesmes et viece-président d'Enfance et sainteté, donnera deux conférences, l'une sur la foi, l'autre sur la sianteté et l'enfance (à travers la vie d'ANne de Guigné

 

IL RESTE QUELQUES PLACES: n'hésitez pas à diffuser ou à vous inscrire

hébergement et repas prévus sur place, au foyer Jean-paul II de Sainte Anne d'Auray (56)

Contatc: via le mail du blog: liturgienfance@aol.com



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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:02

 

La Fabrication du matériel: parfois le casse-tête!

 

La scolarisation à la maison est dans l'air du temps, du moins dans la tête des parents. Vive le net pour trouver un peu de "nourriture intellectuelle" : les parents adeptes du homeschooling se transforment un peu en étourneau, devant sans cesse quêter pour répondre aux besoins insatiables du nichée intellectuellement affamée.

C'est en surfant que j'ai trouvé ceci:

 

 

Les Nord-américains sont très organisés pour l'école à domicile. De nombreux sites ou liens mettent en commun du matériel, des livres des liens, sur tous les sujets possibles, par tranches d'âge.

 

C'est en nous abonnant à Homeschool Freebie of the Day * que j'ai découvert un site indien, qui propose de nombreuses expériences physiques, des jeux mathématiques etc..., dont cette fabrication dans une semelle de tongues, d'un encastrement.

Il y a presque toujours une petite vidéo ajouté à la rubrique pour illustrer l'expérience, l'activité ou le matériel décrits...

 

Cela nous rappelle les interventions des élèves de l'École des Mines en oncologie.

Je vous laisse donc, tout à votre exploration, cherchant de mon côté quelques bonnes idées qui intéresseront les enfants de la maison.

link  (j'ai corrigé la faute de saisie qui bloquait: le lien doit fonctionner désormais)

Bonne balade,

erminig

 

* site qui propose gratuitement livres, documents audio, normalement sous droits d'auteur, mais libres de 24 heures à cinq jours via leur site.

Difficile parfois d'utiliser le manuel sur la faune correspondant strictement à celle d'Amérique du Nord, mais certains liens sont passionnants!

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 01:40

 

Les grandes civilisations: (2) confection de matériel, suite.

Pour les grandes civilisations, comme pour toutes les autres matières, il est nécessaire de confectionner des livrest de petite taille, facile à tenir dans la main pour tous les enfants, et à mettre en étagère près du matériel correspondant.

 

Plusieurs solutions:

1°- acheter des carnets à pages blanches, tout prêts:

Mais pas n'importe quel modèle.

Après en avoir testés auprès des enfants, en respectant les formats de matériel de culture, voici les solutions que j'ai préférées:

- les carnets à feuilles blanches qui servent comme album de photos: les pages qui, d'ordinaire, servent à coller des clichés, sont souvent d'un papier de très belle qualité, et l'épaisseur de la reliure du carnet intègre celle des photos futures qui y seront collées. En général, la reliure est soignée. Rédiger et coller des images ne fait pas lâcher la couverture.

 

- les petits carnets à couverture simili cuir, qui ressemblent à des passeports (ex: marque Muji): de bonne qualité, le papier supporte l'usage de feutres ou de stylo-plume, sans "boire" l'encre et fuser.

Le format est idéal pour la main des enfants.

 

2°- les carnets à pochettes plastifiées:

- petit format (idéal pour l'atrium ou la Messe), on y glisse textes et documents à chaque page.

 

- les classeurs souples à vue de format A5: pratiques lorsqu'il y a pas mal de textes, pour les documents  de français par exemple, ou bien encore en Histoire, pour lettre e regard un texte et une carte par exemple.

3°- des pages A4 transformées en livret.

C'est une excellente solution , surtout quand les fonds sont plutôt bas...

deux pistes efficaces pour les néophytes:

un vidéo montrant un exemple de confection d'un livret:

 

 

 

lorsque votre texte est prêt, pour permettre un mise en page aisée du livret, il existe un site formidable, qui vous permet de les confectionner en saisissant votre texte tel qu'il vous l'est demandé sur le site.

Le logiciel, gratuit, s'occupe de toute la mise en page, suivant l'option choisie.

 

Il suffit de se connecter à "l'écriveron" pour que pour soit mis en place, dans les règles de l'art:

link

 

      Quelques astuces:

-  pour les plus jeunes, au lieu de plier une feuille A4,après avoir saisi le fichier  et l'avoir imprimer en A4, le tirer en A3 en l'agrandissant, et plier comme pour les petits livrest.

NB: plastifier avant de plier et d'entailler les pages.

- tirer les livrets sur des feuilles de couleurs différentes dès le départ.

Pour un finition plus élégante, au lieu d'utiliser du papier blanc, prendre du papier ivoire

- coudre au fil une couverture de reliure: cela fixe les pages, finit l'ouvrage et assure une meilleure résistance à l'usage intensif de petites mains

 

Activités: atelier d'écriture et réalisation d'un livre par l'enfant lui-même.

quelques pistes pour les enseignants aux "éditions célestines", éditions coopératives au sein d'une école, qui ont un site consacré aux petits livrets, et se sont orientées sur la production de textes par et pour les enfants.

 

link

link

Dans un prochain article, nous verrons quelques réalisations.

Bonne journée,

erminig


 

 

 

 

 

 



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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 17:04

 

 

Les moyens pédagogiques

 

Un environnement aménagé en aide à la vie:

 

Voici un petit cliché bien amusant du congrès Montessori AMI de Sydney ,en 2005.

Si vous avez le temps, allez à la rubrique photos, puis "home environment" (ou encore "home env") , et vous pourrez regarder quelques aménagements proposés pour les enfants, à la maison.

Des expositions similaires ont eu lieu en France, avec la présentatino d'un intérieur d'habitat proportionné à la taille d'un enfant. L'objectif n'était pas l'aménagement d'un milieu de vie comme aide à la croissance: il s'agissait avant tout de sécuriser et prévenir les accidents domestiques.

Or, si l'on pense en aide à la croissance, tout naturellement, la mise en pace d'un espace sécurisé se fera simultanément. 

A moins d'avoir tout compris de travers, et de penser que créer un environnement à la taille de l'enfant consiste à lui donner un tournevis qu'il mettra dans les prises électriques, pour faire comme les grands, au lieu d'y mettre les doigts...

Bon, je galège... 

AMI Sydney aménagement de l'environnement 007

Le sujet est des plus sérieux. Dans ce petit reportage, sur la maison géante, vous entendrez la spontnéité de la conclusion, dans les propos d'une maman: "on arrête pas de dire non, mais on ne s'est jamais mis à la place de l'enfant de deux ans". C'est une action de prévention organisée par une association. 

La démarche est là: non pas la paranoïa de l'accident à tous les angles, mais l'aménagement d'un milieu quotidien adapté aux enfants.

 

 

Pour mieux aborder la scolarisation de l'enfant malade, il suffit d'ajouter aux exemples des enfants de deux ans les paramètres suivants:

- les appareils médicaux: l'enfant est branché parfois avec un, deux cathlons, une lunette d'oxygène. Il a un cathéter central, porte un masque, ou l'entourage est casqué, botté, masqué. Il est nourri par sonde, a besoin de faire des dosages glycémies, Inr etc...)

- les paramètres physiques: il souffre de paralysie corporelle d'une main, d'un membre ; il est fatigué; il ne peut ni s'habiler, ni manger, ni marcher seul. Il ne peut pas s'exprimer clairement, ou même ne parle pas du tout. Il a besoin d'aide pour communiquer.

Sa sensorialité est peut-être affectée (vue - ouïe - toucher); il se nourrit, une nourriture adaptée, mais fort différente des enfants de son âge.

- il est soumis à des impératifs thérapeutiques: prises de médicaments régulière, qui coupent l'appétit, rendent nauséeux. Il lui faut de la rééducation.

Pas la peine de continuer le tableau: chaque cas est différent, chaque enfant est unique.

Mais le parcours reste toujours le même: celui du combattant.

quelques pistes pour améliorer et faciliter le quotidien:

PARLER de la maladie en toute simplicité:

Pour permettre une bonne intégration en groupe, il faut parler en toute simplicité, sans entrer dans les détails personnels ( la vie de l'enfant n'appartient à personne, ni aux accompagnants, ni aux copains), il ne faut pas hésiter à dire les choses qui sont importantes.

Il faut apprivoiser la peur de la différence, la peur de l'autre, et aider à un vivre en commun.

exemple: les marques extérieures de la maladie:

Pour la leucémie, l'une des plus visibles ce sont les cheveux

Et bien ce n'est que temporaire, et ça repousse. 

exemple: l'hygiène est un réflexe.

Nous avons aménagé la maison: il y a des lave-mains dans tous les endroits stratégiques, et les enrhumés sont gentiment invités à prendre un masque. C'est comme cela. On évite de toucher la main des enfants à tout bout de champ.

Pour l'anecdote, j'ai eu un jour une AVS qui était enrhumée, restait assise à côté de l'enfant, empilant les uns après les autres mouchoirs sur mouchoir sur la table, avant de les mettre à la poubelle, restant sans masque... C'est très difficile à faire passer: les gens voient d'abord la contrainte qui va leurêtre imposée, parce qu ela conséquence est irréelle. Comment croire qu'un petit rhume, une petite bronchite, une rougeole à la maison, une varicelle, puissent être aussi contraignants? N'imaginez pas, vous ne pouvez pas, la tête que j'ai pu faire quand une voisine a cru bon de nous rendre visite avec une enfant sous le bras, "en fin de coqueluche", juste en fin, avec des quintes à faire raisonner une sapinière...

Après un séjour de rigueur hospitalière,  le simple fait d'entrer dans un transport en commun vous met dans une transe meurtrière... Vous devenez un frère ou une soeur de Monk... Mais bon, là , ça passe.

principale exigence avec les adultes: la charité du masque en cas de petite misère ORL

C'est un peu comme la place de parking "handicapé": si tu ne veux pas du masque, prends ma maladie!

exemple: l'aide aux gestes de tous les jours:

Il est fréquent d'affirmer qu'un enfant malade connaît ses limites et gèrera lui-même en cas de difficultés.

C'est vrai, généralement juqu'à 6 ans.

mais attention: L'enfant malade peut assez vite, lui aussi, être pris par la spirale du moule commun et vouloir tout faire comme les autres. Il peut même être piégé: la barre sera trop haute par rapport à ses possibilités.

Il a besoin de la vigilance de l'adulte qui accepte dès le départ ces limites, et laisse la porte ouverte soit au dépassement, soit à l'acceptation de la difficulté.

exemple concret: porter le cartable ou les objets courants lourds d'un enfant cardiaque (chaise de classe etc). Certaines écoles ont, par exemple, proposer pour la cantine que l'enfant mange tranquillement avec l'un de ses camarades, tous chacun à leur tour.

La démarche du vivre ensemble est réciproque: elle nécessite un pas des autres pour aider tout le monde à grandir, et pas simplement de se serrer un peu plus sur un banc pour laisser un peu de place à plus faible, plus fragile que soi.

Il faut donc penser à l'avance aux gestes quotidiens qui nécessitent un coup de pouce pour le "vivre ensemble". Et rappeler aux adultes qui n'ont pas conscience de cet univers ( comme dans la maison géante avec les enfants de deux ans) que s'intégrer, ce n'est pas forcer. C'est une affaire d'équilibre. Il faut raisonner en termes de croissance. Aider à grandir.

Dans certains services, du personnel hospitalier formé peut s'adresser aux professionnels de l'école et aux enfants de la classe AVANT la réintégration , pour expliquer la maladie, et répondre aux questions des élèves, en l'absence de leur camarade, et permettre un meilleur accueil.

Il ne faut pas hésiter à préparer le retour au domicile après de longues hospitalisations avec des membres de l'équipe qui suit l'enfant. 

Comment aménager l'environnement?

Il faut essayer de tout simplifier, pour que la vie garde ses droits.

Chez nous, la maison est grande, et nous avons laissé le salon, transformé en chambre et espace de vie. Le volume de cette pièce agréable et spacieuse, qui, du coup, rend discrets les appareils médicaux. Ils sont là, mais intégrés et pas omniprésents.

C'est aménagé un peu comme une "ambiance": il y a un espace pour les soins infirmiers, un grand espace pour les jeux, avec des tapis pour permettre de s'allonger et de continuer à même le sol. La kiné et psychomotricité peuvent se faire à la maison.

Tout est prévu pour l'accueil des enseignants: bureau, étagères, crayons etc.

Le lit n'est plus contre un mur: il est accessible des deux côtés pour les soins.(quand il faut changer de bras pour les prélèvements) 

Le matériel scolaire est sur des étagères, mais, à la différence d'une classe, il est rangé pour s'adapter au nomadisme hospitalier.

Vincent ne dort pas dans une école!!! Le matériel n'est pas découvert sur les étagères toute la journée, mais est classé et rangé dans des boîtes. 

pas de placard:pour es jeux,  tout est dans des étagères à tiroirs, pouvant être fermés par un couvercle. 

Les livres , documents et dvd sont accessibles à tout moment, dans des bibus.

l'intérêt de l'ordinateur portable : la compensation du handicap

Pour permettre de s'exprimer par écrit, de travailler, nous avons un Macbook, prêté par l'académie, en tant que matériel d'daptation au handicap.

En effet, Vincent est paralysé de la main: un clavier ergonomique adapté aurait coûté plusieurs milliers d'euros, avec parfois un fonctionnement un peu compliqué.
Or, le clavier extra-plat du Mac, combiné à la possibilité d'un petit clavier extra-plat qui fonctionne à distance (on peut travailler en binôme, enfant et adulte) est une alternative tout à fait raisonnable. 
Le travail est saisi sur l'ordinateur, et transféré sur une clé usb qui peut être transmise et gardée par l'enseignant. Il peut ainsi donner du travail, corriger les dictées (mais là, il faut bie surveiller, car il y a les correcteurs d'orthographe...).
 

Les travaux rédigés sont imprimés. 

Autre avantage: un ordinateur prend peu de place quand on part à l'hôpital, on peut ainsi l'embarquer partout avec soi.

 Pour les accros à la pédagogie, les prochains billets seront plus didactiques.

Mais la maladie au quotidien , c'est un tout.

Pour la dépasser et l'oublier, il ne suffit pas de l'occulter. Il faut au contraire composer, vivre avec.

 

Bonne journée et à bientôt,

 

erminig

 

 

 

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:35

 

 l'enfant malade et la scolarisation (1)

 


 IMG 0759

Chers amis, 

 

Il y a les familles qui ont choisi l'enseignement à la maison, et il y a celles qui l'aménagent parce qu'elles n'ont pas tout à fait le choix. Les meilleurs aménagements s'organisent lorsque l'on est convaincu que l'enseignement à domicile est une bonne solution, ce qui permet d'opter en toute sérénité pour l'organisation la plus sereine possible.

L'école à la maison? Même pas peur!

Je sais que ce blog est visité par des parents confrontés à la maladie, et pas seulement pour des patrons de soutanelles...

 Dans un contexte de pathologie lourde, la difficulté , c'est l'optimisation des temps disponibles pour l'enseignement, avec un quotidien mouvementé et imprévisible, lié aux exigences de traitement, au fonctionnement des équipes soignantes (soins infirmiers, rééducation de tous poils, et consultations, programmées, différées, ou en urgence...) rarement coordonnées les unes avec les autres.
Avec un point majeur: la fatigabilité de l'enfant. Et la préservation de la vie familiale.

Pour nous , l'école est le pilier de la semaine, INAMOVIBLE: dans cet univers en giration permanente, que ce soit à la maison ou à l'hôpital, les horaires de scolarité avec des intervenants extérieurs ne changent JAMAIS.    

Le temps nous a donné raison: Vincent a été regulièrement en classe pendant toutes ses hospitalisations, et y retourne si un nouveau séjour est nécessaire.

Psychologiquement, les services de spécialités et surtout d'oncologie sont anxiogènes.

La régularité quotidienne d'un contact avec un adulte qui n'est pas dans le soin, en même temps qu'un temps, souvent individuel, de travail intellectuel, sont très importants.

A la maison, c'est pareil: on essaie au maximum de maintenir les interventions du SAPAD, et si une chimio ne peut être déplacée, tout sera fait pour maintenir dans la semaine les deux séances, toujours aux mêmes heures, et avec le moins de variation de jours.

Les rééducations sont maintenues de la même manière


  Les aides extérieures:

- l'établissement scolaire dont dépend l'enfant: il faut savoir que pour un enfant handicapé, l'AVS (auxiliaire de vie scolaire) est interdite s'il fréquente une école hors contrat. Au moins, les choses sont claires: les petits établissements libres à faibles effectifs sont hors-jeu.

Nous avons inscrit Vincent dans l'école Montessori la plus de notre domicile, où presque tous nos enfants ont été scolarisés, école dépendant de la DDEC. Et nous avons obtenu une AVS sur tout le temps de scolarisation. Cette formulation de la MDPH est très importante: en effet, elle dépasse une catégorisation en volume d'heures/ semaine, et permet, quelle que soit sa présence , plein temps ( -là, il ne faut pas rêver-) ou quelques heures, d'obtenir un accompagnement humain qui sécurise l'équipe pédagogique et permet une scolarisation de qualité.

Malheureusement, cette année, la leucémie, jointe à la cardiopathie, ne permet pas à Vincent de fréquenter l'école.

Quelles difficultés?:

- L'hiver et le climat aidant, le gros souci reste la pathologie infectieuse. Des maladies infantiles bénignes pour les enfants ordinaires, peuvent avoir des conséquences dramatiques pour nos petits "extras". 

- l'aménagement même de l'espace scolaire: un escalier, de grands espaces à traverser sont des obstacles à la scolarisation des enfants cardiaques, sous diurétique. Et je vous fait l'économie des accès "fauteuil roulant". La mairie de notre ville refuse de les financer ou de les laisser implanter dans les écoles privées. Ce n'est pas écrit, mais c'est bien réel.

J'ai visité un jour une école maternelle où il fallait sortir des bâtiments pour aller aux toilettes à l'extérieur. C'était tout neuf. A se demander où les architectes ont la tête, avec des classes de 35 petits à peine propre.

Avant même d'avoir tester la pédagogie, on est déjà fixé. Si l'enfant en plus est sous diurétique, "yapuka"...

- NB: l'école doit en théorie donner les moyens et outils pédagogiques aux intervenants extérieurs pendant les absences et la maladie, pour permettre à l'enfant de continuer à progresser. La loi est bien faite: ce sont les textes. Il faut juste veiller à son application.

- l'école à l'hôpital: dans le service d'oncologie, les enfants peuvent fréquenter l'école, à raison d'une heure par jour. Les enfants se retrouvent par niveau, à deux ou trois , dans la classe du service, ou, s'ils ne sont pas très en forme, reçoivent dans leur chambre l'enseignant à un autre moment de la journée programmé la veille.

link

Pour les enfants en secteur stérile, pas de papier, de carton, ni de bois: tout doit être plastifié, y compris.... leur courrier.

Lorsque l'on conçoit ou fabrique le matériel montessori, c'est sympa pour les amis: tout est plastifié et peut donc être désinfecté par les soignants. Dans les services, y compris en conventionnel onco-hémato, seuls les objets sous blisters sont autorisés (cela dépend des hôpitaux). Et doivent pouvoir être désinfectés.

(Une association qui fournirait le précieux matériel de culture serait une bonne idée pour ces services. vaste projet... d'autant que les budgets de plastification des services sont très serrés. )

Les enseignants suivent de près la progression des enfants et sont à même de se coordonner avec leur établissement habituel.

- au domicile: l'outrecuidance des académies qui ne disposent pas de Sapad consistent à proposer, voire même exiger des parents, que les enfants handicapés soient inscrits à un cours par correspondance de type CNED. Hors, si cette solution est difficile pour des enfants ordinaires, surtout quand les parents ne sont pas versés dans l'enseignement , à plus forte raison pour les enfants "extraordinaires", malades ou handicapés. L'enseignement à distance n'est pas conçu pour eux, qui ont plus besoin d'être accompagnés. Il est souvent inadapté

Cependant, un cours de soutien par correspondance peut aider. Il en existe d'excellents, agréés par le ministère: le cours PI (particulièrement clair pour le secondaire), le cours Hattemer etc... Tous proposent aussi des sessions ponctuelles pendant les vacances, certains acceptent des inscriptions pour une période courte (trimestre), avec un choix de matières fondamentales. Certains reçoivent même les enfants sur leur site, ou établissent des suivis et des contacts avec les enseignants via le net.

Les cours privilégiant la masse d'exercices répétitifs, très traditionnels,  sont assez difficiles pour les enfants malades, plus épuisables. Cela n'enlève rien à leur pertinence: c'est tout simplement inadapté.

- Jusqu'à peu, dans notre académie, c'était une association, initiative de parents, qui permettaient des interventions d'enseignants à domicile.

Nous en bénéficiions avant la leucémie, mais c'était à titre exceptionnel: les aides scolaires au domicile sont ponctuelles, pour une durée limitée, et l'on n'est pas assuré d'une intervention à l'année.

La raison? Elle souvent liée à un problème de financement: pour une jambe cassée, les mutuelles prennent en charge une partie des interventions au titre des accidents de la vie. L'enfant déjà partiellement scolarisé n'est plus une priorité.

Ces interventions, soutenues par les associations et fédération de parents de l'école publique, sont gratuites pour les familles.

La seconde raison, c'est que bien des handicaps relèvent de parcours et d'institutions spécifiques (écoles pour enfants sours , écoles pour enfants mal-voyants etc).

Gare aux maladie orphelines et aux polyhandicaps: les familles se retrouvent soi seules, soient face à des institutions de type hospitalisation complète. Et la galère: il faut beaucoup de temps et d'efforts pour la mise en place d'une organisation pertinente et vivable. 


Nous nous sommes battus en démontrant que deux matinées d'école, ce n'était pas suffisant, et que, même différent, Vincent avait droit à une scolarisation répondant à ses capacités et ses besoins.

Il faut passer par l'inspecteur d'académie pour obtenir l'intervention de l'association au domicile. L'association étant financée tant par des dons et pour partie, par l'académie, l'accord donné, tout va beaucoup plus vite que pour une circuit administratif ordinaire, avec enveloppe et budget annuels déjà bouclés...

Renseignez-vous: Il y a encore des académies qui fonctionnent avec de telles structures.  

Malheureusement, faute de financement régulier, dans notre département, cette association a mis la clés sous la porte.

Et le SAPAD a été mis en place, ce qui pour nous, a été une très très bonne nouvelle.

NB: le budget des SAPAD n'est pas uniforme sur le tissu académique français, les variations pouvant aller pour des départements du simple au dix. 

Dans notre ville, nous sommes assujettis au régime de la simplicité...

La PEEP serait surprise que je qualifie ce financement de mystique du dépouillement... Le budget est pour l'instant dix fois moins important que celui du 44.

 

un constat: le manque de souplesse administrative, qu'il faut continuellement vaincre 

Pour une intervention dans la durée, les parents n'avaient pas le choix: l'association n'était pas habilitée.

D'autre part, lorsqu'un enfant est partiellement scolarisé, c'est souvent incompatible avec des intervenants à domicile.

La leucémie, par la perception de la gravité des maladies du sang dans la société, bénéficie toujours de traitements prioritaires et assez favorables. C'est moins difficile pour nous depuis cette seconde pathologie, qui se soigne pourtant beaucoup mieux que la première!

Le SAPAD, qui existe depuis longtemps à Nantes, est enfin mis en place sur notre département: ce sont des enseignants en activité ou en retraite, cela peut même être les enseignants de l'établissement de l'enfant; ils interviennent suivant un rythme défini avec les responsables de scolarisation, l'accord du médecin de l'inspection académique du domicile. etc...

Ce service dépend des fédérations des parents du public et de l'Inspection Académique. Il ne peut pas non plus s'adresser aux enfants scolarisés en école hors-contrat.

La mise en place est relativement facile: il faut commencer par un certificat médical du médecin généraliste. Puis toujours commencer par contacter l'inspection académique pour y prendre contact avec le médecin, et voir, dans les services, ce qui existe sur place.

Ces professeurs, titrés et diplômés,  sont indemnisés sur le temps d'enseignement auprès de l'enfant. Mais leurs trajets restent à leur charge...

Les ordres de mission ne sont pas annuels, mais par tranche semi-trimestrielle... (ce qui est adapté à la leucémie par exemple, mais pas au handicap de longue durée).

Dans notre cas, la personne du SAPAD vient deux après-midi , à raison d'une heure, par semaine , et suit le calendrier scolaire. Nous sommes très contents, mais il faut tout de même réaliser que c'est deux fois moins.... qu'à l'hôpital! 

- si nécessaire, mise en place rapide avec les médecins d'un PAI ou de toutes les formes d'accompagnement qui devront obtenir l'aval de la MDPH: AVS, matériel adapté, transport etc... Terrible , mais c'est la même voie pour tout le monde . L'enfant et les parents engloutis dans le soin, et il faut en plus, "bouffer" du des pages de dossier, commissions etc... C'est la mise en route, l'intégration au circuit qui est lourde. Toujours commencer par la case "médecins": que ce soit l'insspection académique, la commission de scolarisation (médecin scolaire) ou la MDPH. C'est plus rapide et plus direct. 

Faites vous aider par les assistantes sciales des services pour 'expédition des dossiers: un dossier MDPH envoyé en recommandé par le service, il est plus difficile d'affirmer que l'on a rien reçu.

enseignement, maladie, et administration: Kafka revisité

Le manque de connaissance du terrain par les administrations ministérielles affleurent parfois de manière flagrante: cette année, une nouvelle directive interdit aux enseignants en retraite de travailler pour l'inspection académique. Elle est sortie courant octobre, alors que la scolarisation des enfants était déjà en place.

Mais où donc est le problème?

Il est vrai que les enseignants sont si riches que même leur quasi-bénévolat auprès de jeunes malades doit être supprimé. Quel honteux privilège! Cumulards après la retraite!

A peine le SAPAD est-il mis en place dans notre académie que les enseignants volontaires vont être mis sur la touche... L'énergie des responsables va encore être "pompée" par les méandres administratifs... 

On oublie aussi de préciser que ces postes sont aussi proposés aux enseignants en activité, et que si ces derniers couvraient les besoins, il n'y aurait pas de retraités, personnes dévouées et  expérimentées, auprès des enfants.

Si, ce qui arrive parfois, l'école ne joue pas le jeu de transmettre sa progression, et ne fournit aucun outil pédagogique, la charge d'enseignement qui incombe aux parents est tout de même lourde: les enfants malades sont souvent dans le soin, l'imobilisation et l'espace confiné. L'intellect, les apprentissages sont un besoin exacerbé par la maladie, auquel il faut répondre.
Dans notre cas, pare chance, nous avons une formation d'enseignant, à la pédagogie individualisée et à la pédagogie Montessori. 

Si l'éducation de nos enfants est le fondement même de notre présence , nous refusons d'endosser en plus , la totale charge et la casquette d'enseignant dans le cas si particulier de la maladie. Ce serait une grave erreur. 

Simplifions : j'en ai assez comme cela "sur le dos"... 

Nous avons donc gardé les domaines de la culture générale, (histoire, géographie, biologie et sciences, anglais), la répétition et le renforcement des acquis (français, lecture , expression etc...; mathématiques etc) comme pour nos autres enfants. Bref, tout ce qui nous paraît important (sensibilisation au latin par exemple).

 Mais la pathologie stimule l'esprit d'invention.

la rééducation à domicile: 

Le kinésithérapeute, l'orthophoniste etc... peuvent parfaitement venir au domicile de l'enfant, ou sur place, à l'école. Il suffit d'un simple certificat du généraliste de prescription, avec la mention "à domicile". Il suffit aussi... de le savoir.

 Il y a bien sûr les SESSAD, (service pluridisciplinaire de rééducation  domicile) mais d'une part les listes d'attente sont très longues, et il y a rupture de soins avec des soignants qui connaissent l'enfant parfois depuis sa naissance.

Pour nous, ce qui comptait, c'était, en premier lieu, la coordination avec les soignants, et la pertinence de la rééducation.

Or, le CHU le plus proche ne peut suivre notre fils (difficile coordination entre les différents services spécialisés ). Suivi par un autre CHU, plus important, la coordination avec le SESSAD locale est donc difficile à mettre en place. Nous ne sommes pas les seuls! Les enseignants se plaignent de la dispersion des enfants "ordinaires" dans de multiples activités engendrant déplacements et agitation le mercredi et les week-ends.

Pour les enfants malades, la problématique de l'agitation se pose aussi , d'une manière plus sournoise, parce qu'omni-présente et peu évaluée:

C'est l'attente dans les antichambres médicales des services, des médecins, des évaluateurs institutionnels, des urgences (là, ça frise l'inconscience de la part du grand public qui pense à son nombril et ne va pas chez un généraliste pour un orteil de travers!).

Penser en termes d'accompagnement de vie


"Aide-moi à faire seul": les théoriciens de l'éducation ne cessent de dire qu'il faut adapter le milieu aux besoins de l'enfant (table à sa taille, etc...).

Or, le regard sur la maladie par le grand public, en France, ne cesse d'exiger, dans le concept d'intégration , leur adaptation à un milieu de bien-portants. 

La pierre d'achoppement est là.

Vivre la maladie grave, le handicap, c'est apprendre à être présent au présent, et à vivre pleinement un jour après l'autre.

C'est aussi vivre dans un monde qui a tendance à régler le problème en l'éliminant : l'avortement thérapeutique, proposé en solution généralisée pour certaines pathologies, engendre une indifférence à l'autre, égoïste et monstrueuse dans nos pays gavés matériellement, mais lourdement infirmes humainement et spirituellement.

toujours la même petite question: "vous étiez au courant, avant la naissance?"

avec la ribambelle puante de tout ce qui peut s'enchaîner, parfois sans vergogne, devant l'enfant.

Nous, nous avons opté pour un équilibre de vie, la petite foulée régulière qui permette d'assurer la longue distance!

Et ce point de vue n'est pas immédiatement acquis avec les professionnels extérieurs qui ont un diplôme, "savent" et donc ne prennent pas le temps de connaître l'enfant, et peuvent être "à côté de la plaque".

Nous avons donc privilégier:

- le "circuit-court": limiter au maximum les temps d'attente et de trajets, pour éviter la "surfatigue" des soins et de la rééducation.

Préserver le capital attention-énergie.

Il s'agit aussi de laisser place à la vie: il n'y a pas que la maladie, le soin, l'hôpital. Ils font partie du quotidien, mais la dimension d'humanité ne peut se reduire à cela.

observer et respecter les temps de disponibilités psychologiques et physiques de l'enfant: ça, tant que l'on est en face d'adultes n'ayant pas expérimenté par eux-mêmes la fatigabilité de Vincent (ils leur faut parfois un peu de temps, à défaut de bon sens....), c'est le bras de fer. 

Les feux de l'amour, Derrick ou la sieste:

Impossible au début, d'obtenir que les soignants fassent la rééducation au domicile en respectant la sieste.

Jusqu'au jour où nous avons réalisé le pourquoi du comment: les personnes âgées , adultes qui, elles, peuvent s'exprimer et sont très certaines de leurs droits, REFUSENT que le kiné ou l'orthoptiste leur fixent un rendez-vous en début d'après-midi. Est-ce parce qu'ils sont si raisonnables qu'ils respectent mordicus leur sieste quotidienne?
Vous n'y êtes pas du tout.

Prenez les programme de télévision et vous serez fixés: ils privilégient la rééducation du fauteuil à coussins, et du plaisir télévisuel... Nos enfants n'ont pas droit à leur sieste parce que ces mesdames regardent "les feux de l'amour", ou suivent leur policier allemand au look "kitchosoft" préféré, ce cher "Derrick".

Véridique.

Quand on connaît la nécessité vitale de repos pour les enfants malades, que l'on voit respecter à cor et à cris la sieste des enfants ordinaires dans leur famille, à l'école, et que les comportements "ordinaires" sont un mépris total du rythme des enfants "extraordinaires", ... pas la peine de faire de grands discours.

      J'avoue avoir été touché de l'orthopédiste, entrant dans la chambre, et voyant l'enfant endormi, qui se retire sur la pointe des pieds pour revenir plus tard.

La sieste, c'est anecdotique.

Mais il y a aussi le transport, l'accessibilité, l'accueil dans des lieux publics, à l'hôpital, en classe, etc., les mouvements courants (se vêtir, manger, lire, écrire, ...)

Le parcours du quotidien est parsemé d'obstacles. 

La scolarisation de l'enfant, comme les soins, et la vie quotidienne tout court, sont avant tout un aménagement de l'environnement qui doit devenir une aide à la guérison, ou au moins une aide à la vie.

Vous me direz (et là, c'est l'obsessionnel de notre société): et l'autre, les autres , quand les rencontre-t-il? parce que c'est important pour son développement etc.

Ne vous inquiétez: le sujet sera abordé.

Mais avant de m'y précipiter, je me permets juste une question: et vous, comment le rencontrez-vous, le malade, le faible, le sans-voix, dans votre vie, votre quotidien?

Pourquoi oser exiger ce que même l'entourage proche et la société ont peur de donner?

Aujourd'hui, il s'agissait de poser le cadre.

affaire à suivre,

Bonne journée à tous, 

erminig 

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  • : Le blog de le-pele-mele-d-erminig.over-blog.com
  • : Pages de tous les jours pendant le séjour à l'hôpital en oncologie pédiatrique, sur les bords de Loire. Pêle-mêle de la vie quotidienne. descriptions relatives à la pédagogie Montessori. Ethique/bioéthique; catholique; anthropologie chrétienne; agriculture biologique / la pomme; broderie/ smocks; petits bricolages, à caractère fortement... pédagogiques; comptes-rendus de lecture; bons plans divers pour mères surmenées; échanges sur l'enfant et la maladie (cardiopathie congénitale et leucémie).
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